BIFFF 2013

BIFFF 2013 : Carnet de Bruxelles – Jour 4

Nouvelle journée chargée au BIFFF débutée par la découverte du film d’épouvante Mama et clôturée par Simon Pegg. 

 

Cette journée a débuté à 10h00 par une projection de presse de Mamà chez le distributeur belge du film. Quatre personnes dans la salle. La critique du film arrivera sous peu normalement, tout dépend, comme d’habitude, de mon rythme d’écriture, régit par les diverses projections et interviews.

Rencontre avec les journalistes présents, on discute sur le film. Avis globalement positif sur le film produit par Guillermo Del Toro et réalisé par Andy Muschietti. S’en est suivi un petit temps de midi bien mérité avant d’attaquer les 4 films du reste de la journée. Au programme: The End, The Man From The Future, Modus Anomali et A Fantastic Fear Of Everything.

Le premier était donc The End (de Jorge Torregrossa, avec l’excellent Maribel Verdu), espèce de croisement entre Festen et I Am Legend. Un survival pas trop mal foutu au niveau de la mise en scène mais qui souffre de trop gros problèmes scénaristiques. The End suit un groupe d’amis à priori sans embrouilles, jusqu’à ce qu’un secret resurgisse après qu’ils aient été témoin d’un accident. Désormais livrés à eux-mêmes, ils vont devoir faire face à un milieu hostile pendant l’étau se resserre. Une petite production (tout de même étiquetée « par les producteurs de The Impossible et Les Autres« ) qui lui confère un côté un peu cheap dans le fond comme la forme et finalement, un cachet pas dégueulasse au film. Quelques scènes sont vraiment bien tournées, parfois impressionnantes de réalisation pour un premier film qui aurait pu être rondement mené par des acteurs convaincants, si seulement The End ne souffrait pas de son manque de rythme et de cohérence.

 

 

On croise parfois de drôles de bestioles dans les allées du BIFFF
On croise parfois de drôles de bestioles dans les allées du BIFFF

 

Next step avec la bonne surprise brésilienne The Man From The Future. Le film jouit d’un script qui pourrait paraître classique (un retour dans le passé) qui est quand même plutôt original dans son traitement humoristico-fantastique (un homme qui traîne avec lui un moment de honte fatal retourne 20 ans en arrière… au moment où il va subir cette fameuse honte). Le genre est revisité de manière habile. C’est rythmé, avec une mise en scène efficace, des bons acteurs (Wagner Moura, de Tropa de Elite) et, pour couronner le tout, c’est drôle, très drôle. On peut dire que c’est une belle comédie, avec une jolie morale quand même. On prend beaucoup de plaisir devant ce film qui prouve, si besoin était encore, que le cinéma brésilien nous propose souvent de jolies choses. Le long-métrage, réalisé par Claudio Torres, est déjà sorti au Brésil où il a été salué par un gros succès au box-office et une pluie de récompenses aux Oscars locaux.

 

Extrait du film The Man From The Future (2012)
Extrait du film The Man From The Future (2012)

 

La suite était bien moins réjouissante à la sortie de Modus Anomali. Je pourrais résumer ce film en disant que les 3/4 du films sont d’une lourdeur absolue, qu’on s’emmerde comme pas possible, que c’est mal mis en scène, que les acteurs sont mauvais et j’en passe. J’ai quand même bien ris grâce au public toujours réactif et qui n’hésite pas à placer des commentaires pour divertir la salle et rendre le film plus agréable. Un bien triste constat surtout lorsqu’on se dit que finalement, l’idée de base n’est pas si mauvaise si on s’arrêtait à cette fin qui sauverait le film mais les incohérences font que ce n’est malheureusement pas le cas. Une bonne idée de base très mal exploitée en somme.

Body Painting durant le BIFFF
Body Painting durant le BIFFF

Enfin, inutile ce bon plaisir de retrouver Simon Pegg avec un tel nanar, dans A Fantastic Fear Of Everything. Ce film est la comédie typique par excellence, dans la lignée des films précédents de Simon Pegg entre autre. C’est du pur comique de situation qui s’appuie un scénario original et solide. Du bon boulot de la part de Crispian Mills dont c’est le premier film. Le scénario est vraiment bon, les dialogues sont encore meilleurs, la bande originale est terrible et le casting est bon. Simon Pegg tient évidemment le film à lui tout seul et son rôle lui va à merveille, comme souvent. A Fantastic Fear Of Everything est vraiment une petite comédie sympathique, parfois jouissive même.

 

 

Après la projection a eu lieu une séance de questions/réponses à laquelle j’en ai profité pour faire une petite photo, cela devient presque une tradition. J’ai également enregistré cette séance. J’essaierai de retranscrire ça rapidement.

Crispian Mills, Géraldine Patten et moi
Crispian Mills, Géraldine Patten et moi