BIFFF 2013

BIFFF 2013 : Carnet de Bruxelles – Jours 11 & 12

Deux derniers jours au BIFFF. La fin de deux superbes semaines. 

 

L’avant-dernière journée au BIFFF a commencé par une masterclass de Dario Argento. Je ne suis pas resté jusqu’au bout parce que j’avais des films en retard à voir mais de ce que j’en ai vu, c’était très intéressant, sûrement plus que mon interview du lendemain, j’y reviendrai.

 

A ce moment là j’ai donc vu Earthbound, comédie de science-fiction irlandaise pas déplaisante du tout. Le film raconte l’histoire d’un alien dans un corps humain qui rencontre la femme de ses rêves, enfin, plus ou moins. Le rôle principal revient à Rafe Spall, fils de Timothy Spall, qu’on a récemment vu dans L’Odyssée de Pi, Anonymous et Prometheus. C’est un film plutôt sympathique, pas extraordinaire non plus mais qui se laisse regarder. A noter la présence de David Morissey (le gouverneur de The Walking Dead) au casting.

 

Ensuite, j’ai pu découvrir Pieta, dernier Lion d’Or à Venise. C’est un film coréen assez violent, choquant, dans la lignée de films comme Old Boy et J’ai Rencontré Le Diable. Le rythme est plutôt lent, inégal mais trouve sa force dans son histoire et ses acteurs. Le cinéma coréen est d’excellente qualité et a très bonne réputation. Pieta ne va pas contredire cela, loin de là. C’est un film très manichéen, un plaisir à voir en salle donc.

 

La critique complète de Pieta, par David

 

Après cela, c’est Dracula 3D de Dario Argento qui nous était proposé. Argento proposait donc sa version du Comte Dracula, version Giallo bien entendu. L’histoire est donc connue mais Argento l’a plutôt bien transposé à son univers. Il y a quelques bons petits effets en 3D et, après Jurassic Park 3D, on peut dire que certains réalisateurs arrivent à en faire quelque chose. L’espoir est intact! Globalement, ça reste un Argento mineur, loin des Suspiria, Inferno et Opera mais l’adaptation faite par le maître du Giallo reste un divertissement correct.

Pour terminer, c’est un film coréen (encore) qui a clôturé cette avant-dernière journée: Confession Of MurderJe ne vais pas épiloguer sur ce film maintenant, je reviendrai dessus lors d’une critique complète mais sachez d’ores et déjà que ce film est une petite perle, dans la lignée des films cités précédemment quand je parlais de Pieta. 

 

Extrait de Confession of Murder (2013)
Extrait de Confession of Murder (2013)

 

 

La journée de clôture a commencé par la terrible nouvelle suivante : mon interview de 20 minutes en français avec Dario Argento s’est  transformée en 20 minutes à 3 en anglais. Sachant que le maître du Giallo a un niveau d’anglais limite, la tâche s’annonçait laborieuse.

Avant d’en découdre avec le maestro,  The Human Race de Paul Hough, fils de John. C’est un film dans l’esprit de Hunger Games et Battle Royale. Un bon premier film rudement bien mis en scène. L’univers est particulier, cohérent et la fin est admirable. Rassurez-vous, je n’en dirai pas plus. Le casting est solide, la mise en scène est efficace, il y a de la tension et le tout sert un scénario intéressant. Bref, tous les ingrédients sont réunis pour un bon film, ce qui est le cas de l’avis de la majorité des gens que j’ai croisé et qui ont vu le film.

 

Extrait du film The Human Race (2013)
Extrait du film The Human Race (2013)

 

A 16h est venu le moment de l’interview de Dario Argento donc. Au final on était 2 car le journaliste de The Economist a dû annuler. 20 minutes pour 2, c’est déjà mieux. A l’image de la première question lancée par le confrère, maladroite et un poil inintéressant, Argento répond tant bien que mal. Son niveau d’anglais est presque pire que ce que je pensais et il ne s’étend jamais longuement dans les réponses alors qu’on lui tend des perches. Dommage. Je ne sais pas trop si je saurai en faire un papier tant c’était décevant, alors que nous attendions énormément de cette rencontre qui n’est pas donnée à tout le monde, soyons honnêtes.

 

A 18h, autre film coréen en vue (décidément): The Grand Heist. C’est une sorte d’Ocean’s Eleven à la sauce coréenne. Ca veut dire qu’il y a de l’humour, que les scènes d’action sont bien dosées et impressionnantes, que le scénario est bien ficelé et que la mise en scène et le montage sont très bons. Bien sur, comme souvent avec les films coréens, on trouve parfois que les acteurs surjouent un peu mais ce n’est pas trop dérangeant. Un très bon divertissement donc.

 

Extrait du film The Grand Heist (2013)
Extrait du film The Grand Heist (2013)

 

Enfin, pour conclure ce BIFFF, il y avait la cérémonie de clôture suivie de Stoker de Chan-Wook Park, le réalisateur de Old Boy. C’est un film à l’esthétique particulière où rien n’est laissé au hasard. Il y a un côté vintage bourgeois dans lequel Nicole Kidman évolue comme un poisson dans l’eau. A côté d’elle, Mia Wasikowska, dans le rôle d’India. Son personnage ne se sent pas à l’aise depuis l’arrivée de son oncle. Oncle qui refait surface à la mort de son frère, le père d’India donc. Le scénario a été écrit par Wentworth « Michael Scofield » Miller et on peut dire qu’il n’est pas mauvais. Ce drame familial est intéressant à suivre bien qu’il y ait pas mal de longueurs.

Ce festival est donc une réussite pour ma part. Ce fut un plaisir de voir autant de films dans une si bonne ambiance, de rencontrer autant de gens, de passer deux excellentes semaines en somme.