BIFFF 2013

BIFFF 2013 : Carnet de Bruxelles – Jours 5 & 6

La suite du BIFFF avec des bonnes et des moins bonnes surprises. 

 

La vraie journée cinéma a commencé avec un film mexicain réalisé par un argentin : Here Comes The Devil. C’est un film qui raconte l’histoire d’une famille qui passe une journée ensemble. En fin de journée, le fils et la fille veulent aller sur la colline. La mère accepte qu’ils y aillent 1 heure et demi. Seulement, 1 heure et demi plus tard, ils ne sont toujours pas là. Les parents commencent les recherches, préviennent la police et vont finalement s’installer dans un hôtel pas très loin pour la nuit. Au petit matin, la police revient avec les 2 enfants sains et saufs. Toutefois, ils ne sont plus les mêmes à leur retour. Qu’a-t-il bien pu se passer là-haut ? C’est un film au scénario assez classique mais plutôt bien amené et mis en scène. Il bénéficié d’un rythme efficace qui apporte énergie et tension. Les acteurs sont vraiment bluffants. Enfin, le montage alterne habilement les scènes plus dramatiques et plus rythmées. Un petit moment de bonheur même si on est loin d’un film renouvelant le genre.

 

Extrait de Here Comes The Devil
Extrait de Here Comes The Devil

 

Ensuite, s’en est suivit la première mondiale de The Between de Giorgio Serafini. C’est un film un peu indescriptible pour tout dire. Cela raconte comment un père, qui n’a pas vu ses enfants pendant 5 ans, les emmène faire du camping comme au bon vieux temps. Là-bas se produiront des événements surprenants. Un thriller sur la résilience, avec de bons acteurs, une mise en scène pas exceptionnelle mais qui montre de jolies trouvailles mais qui souffre de réels problèmes de fond, à commencer par un scénario trop creux. Sans verser dans le nanar,  on se dit en sortant « tout ça pour ça ». C’est plutôt un trip personnel du réalisateur mais je reviendrai sur ce film lors d’une critique plus complète.

 

Craig Viveiros venu présenter The Liability
Craig Viveiros venu présenter The Liability

 

Enfin, la journée s’est clôturée par la projection de The Liability de Craig Viveiros. Le film parle d’un jeune adolescent, Adam, rebelle dans l’âme qui ne supporte pas son beau-père (il casse sa grosse cylindrée), et de ses activités un peu suspicieuses. Son beau-père, joué par le toujours excellent Tim Roth, propose à Adam de faire des petits boulots pour le rembourser et, un matin, il se retrouve à servir de chauffeur pour un tueur à gages. Tout ne se déroulera évidemment pas comme prévu. The Liability est un peu un mix de comédie typiquement britannique et de films comme ceux de Guy Ritchie et Quentin Tarantino pour le côté violence. Craig Viveiros est camera operator à la base et soigne donc toutes ses scènes. La mise en scène est vraiment pas mal, le scénario est assez jouissif, c’est drôle, il y a une belle esthétique, une très bonne BO et un casting luxueux : Tim Roth, Peter Mullan et Jack O’Connell.

 

Extrait du film The Liability
Extrait du film The Liability

 

Le lendemain et en gueule de bois, retrouvailles avec le réalisateur de The Liability Craig Viveiros qui, visiblement, avait aussi la gueule de bois. L’interview s’est bien déroulée, Viveiros était très sympa. J’y reviendrai plus tard.

Ma seconde interview était prévue à 15h20 jusque 15h40 ce qui, me faisait déjà rater 10 minutes de Jurassic Park 3D. Mais, connaissant les argentins, je m’attendais à du retard, ce qui fut le cas évidemment. Au final j’aurais raté 1 heure de Jurassic Park 3D mais ça en valait la peine car Andy et Barbara Muschietti ont été adorables, très sympa. C’est ma meilleure interview jusqu’à présent.

Une des plus grosses attentes des festivaliers, Jurassic Park 3D
Une des plus grosses attentes des festivaliers, Jurassic Park 3D

 

J’ai donc vu la dernière demi-heure de JP 3D et j’approuve totalement ce film car la conversion 3D est vraiment bonne, meilleure que certaines productions actuelles.

Enfin, j’ai été voir The Host (Les âmes vagabondes en VF), dont la critique rédigée par Chris est déjà sur le site. Comme je disais sur Twitter après la projection: il y a des mauvais films, des très mauvais films et il y a The Host. Ca en dit long !

 

Ambiance dans les couloirs du BIFFF
Ambiance dans les couloirs du BIFFF