BIFFF 2014

BIFFF 2014 : Carnet de Bruxelles Opening & Jour 2

Le BIFFF 2014 a bien débuté, premier compte-rendu

 

Mardi 8 avril, cérémonie d’ouverture de la 32e édition du Brussels International Fantastic Film Festival avec The Quiet Ones de John Pogue. « La porte ! », « A poil ! », sont quelques unes des expressions que l’on peut entendre pendant la séance, pas de doute, on est bien au BIFFF et le public est, une fois de plus, très chaud. C’est donc bel et bien parti pour 2 semaines de folie.

 

Le lendemain, début réel des hostilités avec une masterclass de Jean-Yves Arboit, spécialiste de CGI. Pendant les 2 heures auxquelles on a pu assister, Arboit a expliqué et montré le B.A.-BA de la création et l’animation d’effets spéciaux. Le thème était: Star Wars, de 1977 à 2015, thème qui propose un univers particulièrement intéressant à explorer en terme d’effets spéciaux donc.

Extrait de The Necessary Death Of Charlie Countryman de Frederik Bond (2014)
Extrait de The Necessary Death Of Charlie Countryman de Frederik Bond (2014)

Ensuite, c’est le premier film de Frederik Bond qui nous a été proposé. The Necessary Death Of Charlie Countryman dispose d’un casting impressionnant: Shia LaBoeuf, Evan Rachel Wood, Mads Mikkelsen, Rupert Grint, Til Shweiger, Vincent D’Onofrio et Melissa Leo, rien que ça! Il y a pire pour un premier film. Cela raconte l’histoire de Charlie (sans blague) qui, après le décès de sa mère, s’envole pour Bucarest (pourquoi pas Budapest à la place?). Dans l’avion, il va faire la rencontre d’un roumain, Victor, fan des Clubs de Chicago. Seulement, ce dernier va mourir pendant le vol. Charlie va faire les dernières volontés de Victor et remettre à sa fille un cadeau de son père. C’est un film peu intéressant mais qui se laisse suivre grâce à son casting expérimenté et à une mise en scène qui joue son rôle correctement. Les quelques effets de style proposés sont efficaces, tout comme le montage qui permet de garder le spectateur attentif. L’ensemble est très poétique, contemplatif, un peu (trop) cul-cul par moments. Bref, c’est pas génial, c’est pas nul mais ça se regarde et certains passeront un bon moment.

Extrait de Puti de Miguel Alcazaren (2014)
Extrait de Puti de Miguel Alcazaren (2014)

Le second film du jour était également un premier film, Puti, réalisé par le philippin Miguel Alcazaren. Que dire… Le pitch laissait présager une histoire intéressante et audacieuse mais s’est révélé être un beau ratage. Passé le générique de début, très beau, très poétique, le film se lance. C’est ce qu’on pense du moins. On comprend vite qui fait quoi et ce qui se passe. Mais la mise en place et tout ce qui va suivre est d’une lenteur atroce. Puti raconte comment un peintre qui ne fait que des copies va, suite à un accident de voiture avec son jeune fils, perdre la capacité de distinguer les couleurs, ce qui est plutôt gênant quand on est peintre. Comme dit plus haut, on s’ennuie beaucoup. Le film est d’une vacuité incroyable. Le rythme n’est pas forcément mauvais mais on se dit que, si cette histoire aurait pu donner un excellent court-métrage, cela donne un long-métrage très laborieux et peu intéressant au final, surtout que les événements fantastiques ne surviennent qu’après une bonne heure de film.

Extrait de The Machine de Caradog James (2014)
Extrait de The Machine de Caradog James (2014)

Enfin, la bonne surprise du jour est venue de The Machine réalisé par le britannique Caradog James. Pour ne pas changer les bonnes habitudes, The Machine est également un premier long-métrage, réalisé pour la modique somme de 1 million de livres sterling, une broutille, surtout pour un film de science-fiction. Souvent comparé à Blade Runner, le film, déjà primé à plusieurs reprises, raconte comment un homme essaie de créer un robot à intelligence artificielle suffisamment réussi que pour pouvoir sauver sa fille atteinte d’un syndrome. Quand on voit le budget reçu et le résultat final, on ne peut qu’être bluffé. The Machine bénéficie d’un scénario intelligent, d’une mise en scène inspirée mais aussi d’un travail sur la lumière qui est excellent. Une première oeuvre réussie et qui promet pour la suite de la carrière du réalisateur.

 

Sinon, la vie en festival ce sont des imprévus, des interviews qu’on doit annuler et d’autres qui arrivent. Dans les nouvelles interviews prévues il y a Franco « Django » Nero qui vient pour un film serbe appelé The Nymph mais aussi un acteur d’une série extrêmement connue et extrêmement téléchargée. Bref, on vous réserve quelques surprises.