Comédie, Critiques de films, Drame

Critique : A l’âge d’Ellen, de Pia Marais

A l’âge d’Ellen raconte le processus de redéfinition d’une femme interprétée par Jeanne Balibar, lorsque celle-ci décide de disparaître. Soporifique.

 

 

Affiche du film A l'âge d'Ellen, de Pia Marais
Affiche du film A l'âge d'Ellen, de Pia Marais

 

 

Hôtesse de l’air, Ellen parcourt le globe en essayant de maintenir sa relation avec Florian, son compagnon. Les révélations dont il lui fait part font pourtant vaciller cette femme habituée à garder son maintien en toute circonstance. Prise de panique, Ellen s’enfuit en plein service. Une nouvelle existence commence alors, privée de toute attache, dans laquelle elle cherche progressivement sa place.

 


A l’âge d’Ellen Bande-annonce par toutlecine

 

Il y a parfois des films, aux thématiques et aux rendus pourtant convaincants et/ou reconnus des critiques, qui ne passionnent pas du tout. Mais alors pas du tout. C’est le cas du second long-métrage de Pia Marais, A l’âge d’Ellen, présenté à Locarno en 2010. L’histoire est semble-t-il intéressante, évoquant une femme qui après s’être séparée de ce qui était le socle de sa vie, décide sur un coup de tête de s’enfuir. Assez intéressant sur la première demi-heure, A l’âge d’Ellen s’enfonce très rapidement dans une moiteur et une léthargie vraiment dérangeante. On suit les périples initiatiques –absolument inintéressants- d’Ellen (interprétée par une toute aussi dormitive Jeanne Balibar) entre son amour pour Karl et sa nouvelle vie dans un collectif militant. Les paupières sont lourdes, les propos sonnent déjà-vu et sans relief, il n’y a aucune idée de cinéma ni tentative de mettre du piment dans ce film ennuyeux. On passe !

 

L’avis : Un film lourd, dans le mauvais sens du terme, qui ne captive (presque) jamais.