Comédie, Critiques de films

Critique Barbecue de Eric Lavaine

« Barbecue » est presque un « copié-collé » des « Petits mouchoirs » de Guillaume Canet, mais en moins réussi. On se trouve dans le registre des comédies françaises classiques avec certains moments drôles et d’autres plus pénibles.

Antoine a 50 ans et depuis quelques temps il s’ennuie. Un infarctus va lui faire radicalement changer de mode de vie. Fini les repas sains, les blagues lourdes de ses amis, le jogging tous les jours. Antoine va profiter de l’existence! Des vacances entre amis seront l’occasion de bousculer des habitudes bien ancrées. Mais cela sera-t-il du goût de tout le monde?

Un groupe d’amis de longue date se réunissent pour des vacances dans une villa dans le sud de la France, des révélations sont faites, des tensions apparaissent vite entre eux… Le synopsis ressemble à s’y méprendre à celui des « Petits mouchoirs » de Guillaume Canet. Le film puise effectivement pas mal d’idées au précédent, transposant les problèmes des trentenaires à ceux de cinquantenaires. Antoine/Lambert Wilson n’accepte pas de devoir porter des lunettes, les enfants – ados – vivent leur vie et tout le monde se lasse un peu de tout le monde. L’ensemble fonctionne relativement bien malgré l’impression de déjà vu, l’humour facile et les rôles classiques d’une comédie française. Franck Dubosc joue son éternel rôle de beauf, Florence Foresti puise dans ses one-woman shows et Guillaume De Tonquédec reproduit son personnage du « Prénom » mais on se surprend à rire de temps en temps.

Le côté crise existentielle, incarné par la prise de conscience d’Antoine d’être passé à côté d’une partie de sa vie, n’apporte rien. On aurait très bien pu se passer de ces leçons de morales, vues et entendues à de nombreuses reprises. Barbecue n’est donc pas un film très fin, le but étant de faire rire facilement sans trop réfléchir. Il reflète l’état de la comédie française de ces dernières années, lisse et plat sans grande originalité.

Barbecue fait partie de ces films aussitôt vus, aussitôt oubliés, même si tout n’est pas à jeter. Certaines scènes sont bien trouvées et font rire. Les similitudes avec d’autres comédies françaises comme « Les petits mouchoirs » ou « Le prénom » empêchent toute originalité, tout comme les interprétations de Franck Dubosc ou Florence Foresti, coincés dans les mêmes personnages à longueur de films.