BIFFF 2013, Critiques de films, Fantastique

Critique : Byzantium, de Neil Jordan

Quand Neil Jordan retrouve le monde des vampires, il ne fait pas les choses à moitié.

 

Affiche du film Byzantium, de Neil Jordan
Affiche du film Byzantium, de Neil Jordan

 

Deux jeunes femmes vampires, une mère et sa fille débarquent dans une petite station balnéaire du sud de l’Angleterre. Une ville pas totalement inconnue.

 

 

Il y a presque 20 ans, Neil Jordan adaptait brillamment Entretien avec un Vampire d’Anne Rice. L’auteure désapprouvait le choix de Tom Cruise et l’avait ouvertement critiqué, avant de se raviser et de présenter ses excuses après avoir vu le film. Avec Byzantium, Jordan retrouve donc l’univers des vampires et on était donc en droit, à juste titre, d’espérer voir un bon film.

 

Byzantium est adapté d’une pièce de théâtre et raconte l’histoire de deux vampires, une mère et sa fille, qui se font passer pour des soeurs. Elles sont pourchassées par une confrérie dont on ne sait pas grand chose au début du film. Arrivées dans la station balnéaire, Carla (Gemma Arteton) se lie avec un jeune homme un peu perdu, propriétaire d’un hôtel que Carla va transformer en bordel. Eleanor (Saorirse Ronan) va quant à elle se lier d’amitié avec un jeune atteint de leucémie, Franck.

 

Extrait de Byzantium (2013)
Extrait de Byzantium (2013)

 

C’est une histoire en somme tout ce qu’il y a de plus classique. Mais n’allez pas croire pour autant qu’on est tombé sur un bête film de vampires à la Twilight. Cette histoire simple est agrémentée d’une mise en scène inspirée et efficace de la part de Neil Jordan. Une histoire simple bien dosée qui alterne moments prévisibles et moments inattendus. Inattendu, c’est probablement ce qui qualifie le mieux le film. On s’attend à quelque chose de gentillet, ce qui est un peu le cas au début du film mais on va de surprises en surprises. Inattendu car on peut passer d’un moment calme à un moment de tension extrême à l’occasion, par exemple, d’une décapitation sans détour. Un domaine que Neil Jordan manipule avec délice au fil de son action.

 

L’avis : Malgré ses faiblesses au niveau du scénario et de l’interprétation des acteurs à certains moments, Byzantium reste un bon cru de Neil Jordan. C’est agréable, on passe un bon moment et c’est bien foutu.