Action, Critiques de films

Critique : Fast And Furious 6 de Justin Lin

La bande à Toretto est de retour avec gros bolides et compagnie.

Affiche de Fast and Furious 6 de Justin Lin

Dom, Brian et toute leur équipe, après le casse de Rio, ayant fait tomber un empire en empochant 100 millions de dollars, se sont dispersés aux quatre coins du globe. Mais l’incapacité de rentrer chez eux, et l’obligation de vivre en cavale permanente, laissent à leur vie le goût amer de l’inaccomplissement. Pendant ce temps Hobbs traque aux quatre coins du monde un groupe de chauff eurs mercenaires aux talents redoutables, dont le meneur, Shaw est secondé d’une de main de fer par l’amour que Dom croyait avoir perdu pour toujours : Letty. La seule façon d’arrêter leurs agissements est de les détrôner en surpassant leur réputation. Hobbs demande donc à Dom de rassembler son équipe de choc à Londres. En retour ? Ils seront tous graciés et pourront retourner auprès des leurs, afin de vivre une vie normale.

La saga Fast And Furious a connu une carrière mouvementée. Le premier épisode nous faisait découvrir le duo Vin Diesel/Paul Walker et était d’un bon niveau. La suite, exit Vin Diesel et bonjour Tyrese Gibson qui sera l’adversaire de Paul Walker. Le troisième épisode arriva avec un nouveau changement de réalisateur (Robb Cohen avait réalisé le premier et John Singleton le second) : Justin Lin. Et l’aventure avec lui a continué pour 3 autres volets après celui-là. Ce troisième épisode se démarquait des autres puisqu’aucun des acteurs des épisodes précédents n’était présent dans le film. Film qui se déroulait dans le monde du drift à Tokyo. Le 4ème épisode, le second réalisé par Justin Lin donc, était beaucoup moins bon. Une mauvaise entrée en la matière pour celui qui, plus tard, réalisera un des meilleurs (le meilleur ?) épisode de la franchise : Fast Five. En effet, le 5ème épisode réussissait le pari de s’éloigner un peu de monde du tuning pour se consacrer plus à ses personnages. Bien sur on n’est pas dans un film de Farhadi mais, avec ce cinquième opus, Lin apportait de l’air frais à cette saga en perdition. Moins de filles en bikinis, moins de tuning, des plus belles voitures, une mise en scène un tout petit peu moins épileptique, des personnages attachants, un rythme soutenu, ce sont les éléments qui font que cet épisode est plus mature que les précédents.

Parlons donc du 6ème épisode. Disons-le d’emblée, il est mois bon que le 5 mais pas nul pour autant. On continue sur la lancée du précédant mais le tout est moins consistant. On est moins pris par l’histoire. A la fin de Fast Five, on voyait que Toretto et sa bande voulaient se ranger. Fini les coups, le plus important, c’est la famille. Et pour ceux qui ont vu la scène post-générique, on savait que le retour de Letti était imminent. Cela s’annonçait pourtant bien.

Extrait de Fast And Furious 6 de Justin Lin (2013)

On retrouve donc nos héros en train de se la couler douce aux Canaries mais seulement, l’agent Luke Hobbs (Dwayne Johnson, découvert dans Fast Five) les retrouve pour leur demander leur aide en échange d’une immunité. Rebelote, c’est reparti pour les aventures. Aventures où ils vont croiser ce qui est en fait un des méchants les plus importants de la saga (vous comprendrez pourquoi en regardant le film). L’équipe de Toretto doit aider Hobbs à arrêter Shaw (Luke Evans). L’histoire est plutôt cohérente bien qu’énormissime (comme toujours dans les Fast And Furious).

Les scènes d’actions sont bien entendu légions et toujours aussi impressionnantes. Ce qu’on pourrait leur reprocher c’est qu’elles sont parfois trop exagérées. Alors certes on ne regarde pas un Fast And Furious pour voir quelque chose de totalement réalisable mais ici on perd un peu en crédibilité, ce qui est dommage. On peut quand même apprécier que le tout soit un peu moins épileptique que d’habitude. Bien entendu, pendant les scènes d’actions ça bouge toujours un peu plus mais, globalement, Justin Lin s’est un peu plus posé. Tout est plus lisible et ce n’est pas plus mal.

Extrait de Fast And Furious 6 de Justin Lin (2013)
Extrait de Fast And Furious 6 de Justin Lin (2013)

On peut faire tous les reproches qu’on veut à Justin Lin mais il a quand même le mérite d’avoir réussi à faire le lien entre tous les épisodes de la saga. La scène post-générique montre clairement que l’épisode 7 se déroulera chronologiquement parlant, après l’épisode 3. Les ficelles sont parfois un peu grosses mais l’ensemble est cohérent et relativement bien foutu. L’univers de la saga est plutôt plaisant et cet opus est dans la lignée de ce qu’il avait installé dans le 4ème épisode, une vraie histoire pour les personnages. Ils s’étoffent petit à petit même si on les connaît bien après toutes ces années. Alors comme je le disais plus haut, on n’est pas dans un film où les personnages sont très étoffés pour autant mais au fur et à mesure, ils prennent de la consistance.

Je ne peux l’expliquer mais bien qu’il soit plutôt bon dans son genre, je suis moins rentré dedans. Peut-être avais-je trop d’attentes suite à la vision du cinquième épisode mais cet épisode-ci m’a moins plu. Il lui manque un petit quelque chose pour en faire un bon film. Probablement à cause d’une ou 2 scènes que j’ai trouvées vraiment trop exagérées mais sinon, ce film devrait plaire aux amateurs de la saga. Et la suite promet, il y a Jason Statham au casting et, il faut bien l’avouer, un face à face Statham/Johnson, ça peut être plutôt pas mal. A noter que ce film est le dernier réalisé par Justin Lin. Le prochain épisode sera réalisé par James Wan.

Ce sixième épisode est quelques crans en dessous du précédant mais promet une certaines longévité pour la saga. Il marque aussi une étape importante puisqu’il conclut la première partie (et longue partie) de la saga. Il y trop de scènes trop grosses que pour être réellement crédibles mais le film est quand même un bon divertissement. C’est toujours un plaisir que de retrouver cette bande de personnages qui s’étoffent de plus en plus avec les années. Un divertissement honnête donc mais qui aurait pu être meilleur.