Comédie, Critiques de films, Romance

Critique : Imogene, de Shari Springer Berman et Robert Pulcini

Kristen Wiig superbe et attachante au milieu d’une comédie bien ressassée et inoffensive.

 

Affiche du film Imogene, de Shari Springer Berman et Robert Pulcini
Affiche du film Imogene, de Shari Springer Berman et Robert Pulcini

 

Après avoir tout tenté pour attirer l’attention de son petit ami qui vient de la quitter, Imogene, auteur new yorkais sans succès, se voit obligée de retourner dans le New Jersey où elle doit à nouveau cohabiter avec sa famille plutôt excentrique. Imogene doit alors faire face à sa mère déjantée, Zelda et son frère mais ce sera sans compter sur le nouveau petit ami de Zelda, « le Bousche » et un jeune et craquant locataire. Ensemble ils vont aider Imogene à retrouver le sourire, au prix d’innombrables péripéties.

 

 

A l’ouest, rien de nouveau. Discrètement sorti en salles, l’indépendante comédie qu’est Imogene repose essentiellement sur le charme inévitable de son héroïne incarnée par Kristen Wiig, propulsée au rang de star depuis sa prestation plus que remarquée dans Mes meilleures amies. Sans elle, Imogene ne serait qu’un enchevêtrement de poncifs inhérents à ce que la comédie américaine produit de plus académique. On ne sourit pas plus qu’on est touché, mais Kristen Wiig s’impose en héroïne solaire et attachante. Avec elle, on s’éprend à rêver de liberté à partir du moment où on participe avec elle à découvrir sa véritable famille, elle qui pensait que son père était mort et qu’elle se donnait un genre au milieu d’une classe aisée de New York où elle fut par erreur intronisée.

Extrait du film Imogene (2013)
Extrait du film Imogene (2013)

Mais voilà, derrière la mollesse de son scénario mis en scène par Shari Springer Berman et Robert Pulcini (Le journal d’une baby-sitter), c’est tout ce que l’on peut croiser de classique dans le genre. Une femme aux rêves endormis virée de son job de chroniqueuse et plaquée par son copain, retourne dans sa ville natale d’Ocean City, retrouvant sa mère (une délurée Annette Bening à contre-emploi au côté de Matt Dillon, ça prête à sourire), son frère coincé qui vit une idylle sans fin avec ses crabes. Dans la maison de son enfance, bordélique à souhait, elle croise celui qui dort désormais dans sa chambre, un gentil beauf beau gosse mais tendrement authentique qui parle avec le cœur et se montre généreux. En somme, aucun personnage n’apporte plus que ce à quoi on était en droit d’attendre d’une comédie gentillette et surtout très inoffensive.