Animation, Critiques de films

Critique: La Grande Aventure Lego, de Phil Lord et Chris Miller

Après plusieurs années d’attente, les célèbres petits bonhommes en plastique jaune nous plongent dans leur univers fascinant. 100 minutes de retour en enfance.

Emmet est un petit personnage banal et conventionnel que l’on prend par erreur pour un être extraordinaire, capable de sauver le monde. Il se retrouve entraîné, parmi d’autres, dans un périple des plus mouvementés, dans le but de mettre hors d’état de nuire un redoutable despote. Mais le pauvre Emmet n’est absolument pas prêt à relever un tel défi !

Après leur film « Tempête de boulettes géantes » (produit en 2009 par Columbia Pictures) les deux acolytes Phil Lord et Chris Miller remettent ça et visitent un sujet très sensible pour tous les jeunes, et moins jeunes, adultes de la planète : le mythe des Lego au cinéma.

On est directement plongé au coeur du sujet, avec un film réalisé en animation stop-motion, ils ont préservés l’univers Lego, nous plongeant dès la première minute dans ce récit enfantin. Le jeune héros Emmet, un petit Lego jaune ordinaire trouve pas inadvertance la pièce magique à même de sauver le monde. Bien entendu, cette fameuse pièce est à la fois convoiter d’un côté par Lord Business qui ne peut risquer de voir son plan échoué; et de l’autre par la clique des « Master builders » qui souhaitent sauver la créativité Lego.

S’ensuit alors une course poursuite délicieuse à travers les divers mondes qui font la réussite et la magie des Lego; on se retrouve – dans le désordre – chez les pirates, le Western, le Middle-Zealand… Plusieurs franchissent s’invitent alors à la fête, par de petits sketches inspirés et l’on retrouve ainsi avec bonheur l’univers Star Wars, Seigneur des Anneaux, Harry Potter et quelques autres que je vous laisse le plaisir de découvrir.

Ce conte Lego est donc une retombée en enfance, portée par le désir de créativité, valeur forte de ces petits bonhommes. A chaque étape de ce film, on retrouve avec les plaisirs les milliers de pièce Lego que l’on utilisait dans notre jeunesse (plus de 15.000 pièces utilisées pour le film !), et l’animation sur les pièces bien réelles de Lego – à voir notamment les fameuses flammes Lego animées – permet la création de cette ambiance féérique.

Sans tout dévoilé, je ne peux m’empêcher de pointer l’excellente chanson « Everything is awesome » portée par le groupe The Lonely Island (présents en musique également dans « Tempête de boulettes géantes »).

Un superbe retour en enfance qui prouve – s’il le fallait encore – que la créativité et le bonheur de jouer aux Lego est une denrée rare qu’il faut partager absolument avec la terre entière. Après avoir vu le film, une seule envie : sortir ses anciennes boîtes des placards, les retourner afin d’étaler toutes les petites pièces et construire, construire, construire… En somme, le prochain cadeau que l’on s’offrira, que l’on offrira à ses enfants est tout trouvé.