Critiques de films

Critique : Le Chat Potté, de Chris Miller (II)

Après avoir marqué la franchise Shrek en écrivant ses scenarii, puis en réalisant Shrek le troisième, Chris Miller (II) a choisi l’un des personnages secondaires de la saga pour signer une sorte de spin-off cinématographique.

 

Le Chat Potté, de Chris Miller (II) affiche
Le Chat Potté, de Chris Miller (II) affiche

 

C’était bien avant que notre mythique Chat Potté ne croise la route de Shrek… Le légendaire félin, et non moins redoutable amant, s’était alors embarqué dans un périple riche en rebondissements, avec la ravissante et rusée Kitty Pattes de Velours et Humpty Alexandre Dumpty, véritable « cerveau » de l’opération. Leur objectif : s’emparer de la fameuse Oie aux Œufs d’Or pour sauver la ville où le Chat Potté a grandi. Voici l’histoire véridique du Chat, du Mythe, de la Légende et… des Bottes !

Franchise à succès, la saga Shrek s’est essouflée. Et l’ogre vert si touchant soit-il, s’est vu dépassé par ses amis, personnages secondaires d’ailleurs. Parmi eux, le latino Chat Potté, déclenche les fous rires et séduit avec ses grands yeux attendrissants et son accent. Pas étonnant de voir Chris Miller (II) – qui s’activait dans les coulisses de Shrek – s’attaquer à un long-métrage sur Potté. L’idée ne date pas d’hier pourtant, puisque la transformation a été passé après le succès au box-office de Shrek 2. Le même succès de la saga et du personnage Potté a poussé DreamWorks a validé une sortie en salle du Chat Potté, plutôt qu’un direct-to-video.

 

Le Chat Potté, de Chris Miller (II)
Le Chat Potté, de Chris Miller (II)

Pourtant, en sortant de cette version cinéma, on se dit que Le Chat Potté aurait mieux fait de bénéficier d’un DTV plutôt qu’une sortie commerciale en salles obscures. Il est même probable que ce personnage aurait pu être sympathique dans le format du court-métrage. La preuve : la bande-annonce est un amoncellement des meilleurs moments du film, habilement montée de façon à faire venir le public dans les salles, payant en prime la 3D (qui n’embellit pas plus). Personne ne crie à la supercherie, parce que Potté est un personnage très sympathique et séduisant, mais le film ne propose rien de plus. L’humour n’y est pas vraiment plus risible, son histoire est moyennement captive, et le rythme habituel « racontons les origines » pour enchaîner sur la quête finale finit par lasser. Le Chat Potté n’apporte pas grand-chose au genre de l’animation. Le film pompe ses références aussi bien chez Zorro que dans Robin des Bois, on pense physiquement directement à Rango (une des scènes sur fond de couché de soleil notamment), également influencé par le genre western, sans oublier la réécriture du conte populaire Jack et le Haricot magique. En somme : qu’apporte Le Chat Potté ? Pour finir, il suffit de constater que le fameux regard de Potté pour charmer ses adversaires, ne prête même plus à sourire. A l’image d’un scénario et de dialogues qui tournent en rond et s’avèrent bien plats, Le Chat Potté n’est que sympathique à regarder, mais il reste anecdotique, surtout face à l’envergure et les qualités diverses de sa saga-mère.

L’avis : Le Chat Potté manque d’humour et de charme. On a finalement préféré ce personnage dans Shrek où son rôle secondaire mystérieux et séduisant touchait bien plus.