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Critique : Le Voleur de Bagdad, de Tim Whelan, Ludwig Berger et Michael Powell

Directement inspiré des fabuleux contes de Milles et Une nuits, Le Voleur de Bagdad revient sur grand écran, 75 ans après sa sortie française à l’issue de la guerre.

 

Affiche du film Le Voleur de Bagdad, de Tim Whelan, Ludwig Berger et Michael Powell
Affiche du film Le Voleur de Bagdad, de Tim Whelan, Ludwig Berger et Michael Powell

 

Ahmad, le calife de Bagdad, est dépossédé de son trône par son grand vizir, le magicien Jaffar. Dans les cachots de la prison, Ahmad fait la connaissance d’Abou, le petit voleur de Bagdad qui l’aide à s’enfuir.

 

Le Voleur de Bagdad de Ludwig Berger, Michael Powell et Tim Whelan est déjà un remake du film Le Voleur de Bagdad, réalisé par Raoul Walsh en 1924. Deux autres ré-adaptations suivront en 1959 et 1978. Cette version reste pourtant la plus célèbre, et inspirera surtout Aladdin et dans une moindre mesure, Prince of Persia.

Véritablement destiné au jeune public, Le Voleur de Bagdad est plus un grand divertissement, plutôt qu’une œuvre de cinéma. Signe du destin, la princesse prévue devait être une certaine Vivien Leigh. Mais celle-ci a fait faux bond au film en décidant d’incarner Scarlett O’Hara dans Autant en emporte le vent, le plus grand succès cinéma de tous les temps. Si on arrive à s’acclimater à ce film exotique et à la féérie orientale autour, dont les décors en studio sont évidents et très visibles pour ce qui s’affiche comme une sorte de grosse production. La version en 2011 conserve les chatoyantes couleurs du technicolor, belle prouesse pour l’époque.

 

Extrait du film Le Voleur de Bagdad (1940)
Extrait du film Le Voleur de Bagdad (1940)

 

Authentique et passionnant à suivre comme un véritable conte des 1001 Nuits, ce film –datant tout de même de 1940- déçoit par ses quelques facilités scénaristiques. Pour autant, on reste fasciné par quelques scènes de costumes ou décors rappelant les débuts des péplums et autres grandes épopées historiques d’Hollywood. Cette production britannique n’a donc rien à envier à la Reine hollywoodienne et démontre les possibilités des studios anglais et leurs capacités à faire des œuvres fleuves et épiques. Mais ce film montre également tous les efforts à faire pour rendre encore plus crédible les effets spéciaux (notamment la scène du génie), et à sublimer une histoire. Disney et son opportunisme auront raison du Voleur de Bagdad quelques années plus tard