Critiques de films, Epouvante-horreur

Critique : Paranormal Activity – The Marked Ones, de Chris Landon

Au départ prévu comme un spin-off à destination du public latino-américain, The Marked Ones tente de relancer la franchise Paranormal Activity.

 

Affiche du film Paranormal Activity - The Marked Ones, de Chris Landon
Affiche du film Paranormal Activity – The Marked Ones, de Chris Landon

Alors que Jesse, après avoir été « marqué », est poursuivi par des forces mystérieuses, sa famille essaye de le sauver.

 

 

Le culot ne manque pas chez Oren Peli et ses petits compagnons de route. En 2013, l’annuel Paranormal Activity troque Halloween pour Noël et a pris le déguisement d’un spin-off à destination d’un public latino largement plébiscité cette année au cinéma, notamment via des comédies ou des drames. Pendant que l’Académie recrute à tour de bras des vedettes latino-américaines, la franchise horrifique se tourne vers les petites gens de cette bonne communauté, en espérant leur soutirer un max de blé. Avec en ligne de mire, un succès similaire à Tokyo Night, un autre dérivé ou spin-off like de la franchise Paranormal Activity. Autant que le billet vert rentre dans les bonnes poches, Paranormal Activity reprend ce qui est à lui.

 

Extrait du film Paranormal Activity - The Marked Ones (2014)
Extrait du film Paranormal Activity – The Marked Ones (2014)

 

Alors que Paranormal Activity 5 est attendu pour fin 2014, The Marked Ones nous envoie dans une famille de latinos bien installés, au moment où le fils prodigue vient d’obtenir son diplôme. C’est sans compter sur notre ami démon qui s’était invité chez son étrange voisine du dessous, sans que personne ne s’en rende vraiment compte. Jesse (Andrew Jacobs, dont c’est le premier rôle au cinéma) va être marqué alors que s’enchaînent des clins d’œil plus ou moins évidents – un VHS avec les noms de Katie et Christie ou encore le retour de Molly Ephraim (PA2) dans le rôle d’Ali – à la saga Paranormal Activity dans laquelle doit tout de même s’inscrire ce spin-off qui conserve au passage les mêmes codes, offrant un peu d’air à la mise en scène, puisque les caméras (avec en guest-star, la fameuse GoPro) effectuent des allers et venues entre le cadre intérieur, et quelques plans de rues. Derrière, l’originalité est moindre. L’humour tient une place prépondérante histoire de nous faire oublier que la peur est relativement absente (drôle de fonctionner ainsi pour essayer d’effrayer un public via un ascenseur émotionnel qui ne fonctionne pas une seconde), avec une première partie qui n’est pas sans rappeler une bande d’adolescents flanqués d’une caméra et de pouvoirs étranges, avec Chronicle. Balayé la référence, ou plutôt le maladroit plagiat, et les clichés nauséabonds, The Marked Ones passe un peu plus aux choses sérieuses vers le traditionnel final, sorte de crescendo où le rythme se fait appréciable, si on excepte l’aspect prévisible ou l’incroyable flashback dans Paranormal Activity 1, chez Katie et Micah. Bref, passez votre chemin, et prenez exemple sur la presse qui n’a même pas été conviée à la grande fête latino-horrifique, puisque de toute façon, c’est le public que l’on veut prendre en otage.