Critiques de films, Drame, Histoire, Romance

Critique : Pour une femme, de Diane Kurys

Un film qui parle d’un temps qu’on évoque peu au cinéma.

 

Affiche de Pour Une Femme de Diane Kurys (2013)
Affiche de Pour Une Femme de Diane Kurys (2013)

A la mort de sa mère, Anne fait une découverte qui la bouleverse : une photo ancienne va semer le doute sur ses origines et lui faire découvrir l’existence d’un oncle mystérieux que ses parents ont accueilli après la guerre. En levant le voile sur un secret de famille, la jeune femme va comprendre que sa mère a connu un grand amour, aussi fulgurant qu’éphémère…

Extrait de Pour Une Femme de Diane Kurys (2013).
Extrait de Pour Une Femme de Diane Kurys (2013).

La réalisatrice Diane Kurys a pour habitude d’adapter des histoires issues de son propre passé, exception faite de Sagan avec Sylvie Testud et quelques autres rares films bien plus fictifs. On retrouve d’ailleurs cette dernière dans le rôle même de la réalisatrice. Vous suivez toujours ? Testud n’est pas la seule qui retrouve Diane Kurys puisque c’est aussi le cas de Benoit Magimel qui avait déjà fait Les Enfants Du Siècle précédemment.

 

Ici, Kurys adapte de nouveau un épisode de son passé au grand écran. Pour Une Femme raconte l’installation de Michel et Léna en France et leur relation avec le frère de Michel, Jean. Cette relation est compliquée évidemment et on a droit au classique triangle amoureux. Seulement, cela se passe après la guerre. Le récit a donc des relents d’Histoire non négligeables. Entre la traque des nazis sur fond d’après-guerre et les aventures de Michel et Léna, Diane Kurys parle d’un personnage mystérieux pour lequel les aboutissants ne sont pas très clairs au début du film. Par la suite, l’histoire se développe et les enjeux dramatiques deviennent évidents, bien que la réalisatrice parvienne à quand même laisser planer le doute sur les actions de certains personnages.

 

Extrait de Pour Une Femme de Diane Kurys (2013)
Extrait de Pour Une Femme de Diane Kurys (2013)

 

Cette histoire ne renouvelle pas le genre dramatique ni celui du film d’amour, il est tout simplement autobiographique. L’histoire se laisse suivre sans mal, un peu trop facilement d’ailleurs. Un scénario un peu plus étoffé n’aurait pas été de trop mais, vu le nombre de films aux scénarios qui tiennent sur des timbres-postes en ce moment, ne nous plaignons pas.

 

Le trio de tête de ce film est donc composé de Benoit Magimel (Michel), Mélanie Thierry (Léna) et Nicolas Duvauchelle (Jean). Ces 2 derniers se retrouvent après Comme Des Frères où leurs personnages avaient déjà eu une relation. C’était la première fois qu’ils jouaient avec Benoit Magimel et on peut dire que le trio fonctionne plutôt bien. Magimel joue un personnage un peu macho, fidèle à sa famille et ses proches qui ferait tout pour sa femme. Duvauchelle joue le frère qui revoit son frère après l’avoir totalement perdu de vue pendant la guerre. Un frère mystérieux dont on ne sait pas trop ce qu’il a fait ni où il va. Et au milieu se trouve Mélanie Thierry dans le rôle de Léna. C’est le personnage clé du film. Ses choix vont influencer fortement l’histoire de chacun.

 

Extrait de Pour Une Femme de Diane Kurys (2013).
Extrait de Pour Une Femme de Diane Kurys (2013).

Au niveau de la réalisation, on ne peut pas dire que Diane Kurys est très inspirée. C’est très classique. Pas mauvais et on se doute bien que ce genre de film ne sera pas expérimental mais un peu plus de travail dans le cadrage et le rythme auraient probablement donnés un peu plus de peps au tout. Cela fait très téléfilm TF1 diffusé le dimanche soir.

 

Loin du film film mauvais, on est juste dans le très banal soutenu par un bon casting.