BIFFF 2013, Critiques de films, Fantastique

Critique : The Between, de Giorgio Serafini

Un film déconcertant qui peut faire réfléchir.

 

Affiche du film The Between
Affiche du film The Between

 

 

Quand un père et ses enfants vont faire du camping de retrouvailles ensemble, tout ne se passe pas comme prévu et cela peut tourner au vinaigre.

 

Disons-le d’emblée, The Between est un film déboussolant. C’est un film qui est plutôt là pour faire réfléchir, proposer une version personnelle sur la résilience (à savoir le fait de pouvoir rebondir après un traumatisme). Parce que The Between est plus un trip personnel de la part de Giorgio Serafini, son réalisateur. C’est un espèce d’ocni dans son genre, genre difficilement nommable. Plus une réflexion qu’un film à part entière, à laquelle le spectateur adhère ou pas.

Le pitch est relativement simple, un père qui n’a pas vu ses enfants pendant 5 ans va faire du camping avec eux comme au bon vieux temps. Au petit matin, le père ne se réveille pas. La relation père/fils est tendue suite à l’absence paternelle et le fils a du mal à composer avec ça. Et pendant tout le film, on va suivre un espèce de parcours, qui s’avèrera plus tard être un parcours relativement philosophique, au cours duquel le fils se pose des questions, ou est censé le faire.

Et c’est la que réside le gros problème du film. Les intentions du réalisateur sont bonnes, l’idée de base n’est pas mauvaise mais, comme souvent, elle n’est pas bien exploitée ou maladroite du moins. Il règne dans ce film un flou total pendant la grande majorité de l’exercice. Ce qui un milieu d’ouvrage plutôt vide.

Au-delà de ça, le film est maîtrisé, bien que formel. Giorgio Serafini a une mise en scène intéressante qui montre de belles trouvailles, le montage est classique mais fait son boulot, les acteurs sont bons,… C’est donc vraiment le fond du film qui pose problème. En plus de cela, le film est parsemé de flash d’eau, de personnes dans l’eau. C’est un enjeu important expliqué en fin de film, épreuve traversée par le réalisateur qui a perdu un enfant de la sorte. On en revient avec la vision personnelle de Giorgio Serafini. Il peut faire réfléchir c’est certain mais c’est dommage que le film ne remplisse pas son contrat de divertissement car il y avait moyen d’en faire quelque chose d’intéressant.

L’avis: The Between n’est pas mauvais ni bon. Il propose juste une vision sur la résilience, une vision très personnelle du réalisateur. On s’ennuie quand même un peu.