Comédie, Critiques de films, Romance

Critique : Tous les espoirs sont permis, de David Frankel

Porté par un trio d’acteurs reconnus, Tous les espoirs sont permis préfigure une comédie insipide. Comme quoi, les titres ne s’accordent pas toujours à la réalité.

 

Affiche du film Tous les espoirs sont permis, de David Frankel
Affiche du film Tous les espoirs sont permis, de David Frankel

 

Kay et Arnold forment un couple fidèle depuis de longues années, mais Kay rêve de pimenter un peu leur vie et de resserrer les liens avec son mari. Lorsqu’elle entend parler d’un thérapeute spécialisé dans les problèmes conjugaux qui exerce dans la ville de Great Hope Springs, elle fait tout pour persuader son mari de prendre l’avion pour une semaine intense de thérapie de couple… Tout recommencer n’est pas évident, mais c’est loin d’être triste !

 

 

Dans la grande (très grande) famille des comédies sentimentales, Tous les espoirs sont permis risquent de passer inaperçu, qualitativement parlant. Sur le papier, c’est un duo quatrième âge des plus séduisants (l’irrésistible Meryl Streep et le tôlier Tommy Lee Jones) assisté par un comédien habité par le rire, Steve Carrell, flanqué ici du rôle de ce psychologue particulier. Le tout dirigé par David Frankel, type à qui l’on doit Le diable s’habille en Prada (tous les espoirs sont donc permis) mais aussi Miami Rhapsody ou encore le larmoyant Marley & Moi (soupirs…). Forcément, rien qu’à l’idée de retrouvailles entre Frankel et celle qu’il a sublimé en patronne vénéneuse dans Le Diable s’habille en Prada en 2007, les babines ne semblent être armées pour ce qui suit. Fidèle à ses idées principales (le couple dans son univers complexe), il tente avec sa scénariste Vanessa Taylor (Alias, Le Trône de Fer) de combiner humour et romantisme à fleur de peau. Meryl Streep minaude, Tommy Lee Jones se fait clairement chier, nous aussi !

 

Affiche du film Tous les espoirs sont permis, de David Frankel
Affiche du film Tous les espoirs sont permis, de David Frankel

 

Répétitif, long et prévisible, Tous les espoirs sont permis manque terriblement de folie, sans pour autant l’avoir oublié, puisque la scène finale (présente dans une tristounette bande-annonce) est le seul élément humoristique viable. Le reste n’est qu’apitoiement sous couvert d’une réflexion portée autour des problèmes sentimentaux d’un couple marié depuis belles lurettes. On ne se touche plus, il n’y a absolument aucune marque de romantisme et d’attention, c’est mécanique et on se demande pourquoi le personnage de Meryl Streep (Kay) ne demande pas illico le divorce. Même Steve Carrell, totalement transparent à poser trop tranquillement ses questions, captive plus son jeu de jambes que par l’impact de ses réparties ou solutions proposées. Tous les espoirs sont permis transpire le déjà-vu nauséabond et ne captive guère plus que sa bande-annonce. Si le spectateur s’arrête à cette dernière, nul doute qu’il n’aura rien perdu au change.