Action, Epouvante-horreur

Critique : Underworld – Nouvelle ère, de Måns Mårlind et Björn Stein

Après s’être enfoncé dans les méandres de l’indifférence, la furia vampire force le retour de la franchise Underworld qui revient sur grand écran avec un quatrième épisode. De l’action, du fight, de la série B gros calibre et une ambiance froide : les fans sauront apprécier.

 

Affiche du film Underworld - Nouvelle ère, de Måns Mårlind et Björn Stein
Affiche du film Underworld – Nouvelle ère, de Måns Mårlind et Björn Stein

Depuis des siècles Lycans et Vampires se livrent une bataille sans merci. Mais les deux races sont à l’aube d’une ère nouvelle car les humains, qui ont récemment découvert leur existence, décident de cesser leurs conflits internes pour s’engager ensemble dans la lutte contre ce qu’ils considèrent comme des fléaux. Sélène s’attire la convoitise de l’armée et des scientifiques. Une traque incessante commence alors contre la plus redoutable des vampires.

 

 

Underworld n’est pas une saga réputée pour ses scénario incroyables, petits bijoux d’écriture. Il y donc une certaine continuité avec ce quatrième épisode qui débarque sur grand écran, avec un ingrédient 3D pour l’occasion, travaillé. C’est donc en partant d’une histoire assez minimaliste et apocalyptique (Resident Evil en a récemment fait les frais) que se développe Underworld (4 si on veut). Plus centré sur l’action et le spectaculaire, Underworld : Nouvelle ère pourrait convaincre ceux qui n’ont pas envie de se prendre la tête sur un film casse-gueule. Visuellement, c’est aussi intéressant que les précédents. L’ambiance froide et gothique continue d’opérer avec charme. A cela, on rajoute une 3D (grâce à une caméra spécialement conçue pour le relief sur grand écran : la Red Epic) qui suscite l’intérêt, tant elle sert les scènes d’action et le détail du décor, bien que celui-ci semble assez cheapos au premier abord. Doté d’un rythme plaisant, Underworld rend l’action intéressante, les combats sont suffisamment sympathiques pour ne pas plonger son spectateur dans un profond sommeil. Nos deux réalisateurs suédois ont appuyé l’histoire autour de l’action, une façon d’en mettre plein la vue, évitant ainsi au spectateur un quelconque questionnement autour de l’histoire originelle. Un défaut comme une qualité, question de point de vue. Par conséquent, c’est bruyant, tape à l’œil, court, relativement simple à suivre si on débarque au beau milieu de la saga, et pour les amateurs, Kate Beckinsale vêtue de cuir des pieds à la tête, cela ne saurait se rater. Cette dernière en profite d’ailleurs pour être de quasiment tous les plans, elle qui marque ici sa 4ème créditation au générique, faisant oublier les absences de Bill Nighy ou Michael Sheen qui avaient un brin marqué la saga dans le passé. C’est autre chose que Twilight, c’est moins trashy que True Blood, mais ça reste suffisamment plaisant pour se laisse regarder.

L’avis : Du combat, du rythme et un spectacle suffisant, que demander de plus ?