Critiques de films, Romance

Critique : Une Rencontre de Lisa Azuelos

Qui a dit catastrophique ?

Affiche d’Une Rencontre de Lisa Azuelos (2014)

 

Lisa Azuelos, c’est la réalisatrice de Comme T’y Es Belle, L.O.L., L.O.L. USA et maintenant, Une Rencontre qui nous offre la rencontre (c’te blague) de François Cluzet et Sophie Marceau, une habituée de la réalisatrice.

 

Azuelos a la malheureuse réputation de faire des films d’une mièvrerie à gerber et, une fois de plus, son nouveau film n’échappe pas à la règle.

 

Une Rencontre nous raconte la rencontre entre une auteure connue, Elsa, et Pierre, un avocat. Coup de foudre ? Plus ou moins. Mais ce sont des adultes. Et Elsa a un tabou, les hommes mariés, ce qui est le cas de Pierre. Vont-ils céder à la tentation ? C’est ce qu’essaie vainement de nous vendre le film qui, dans une tentative désespérée d’attirer, se fait passer pour une histoire d’amour hors des sentiers battus. Les personnes ayant un minimum de jugeote verront à des kilomètres ce vers quoi veut arriver le film. Mais ne soyons pas si mesquin. L’idée d’un tel type de rencontre entre adultes consentants n’est pas une mauvaise idée en soit. Mais elle est tellement mal exploitée que le film n’a aucun intérêt si ce n’est voir 2 acteurs talentueux du calibre de Cluzet et Marceau dans un fouillis de bons sentiments.

 

Au niveau de la mise en scène, il n’y a rien de transcendant. C’est même classique dans sa forme et, par moments, cela devient même plutôt horrible. Par exemple, lors d’une transition entre deux scènes au début du film, la caméra passe à travers des vestes dans une armoire. Cela est assez mal foutu, à l’image du montage. Rien ne fonctionne. Tous les effets tombent à plat et sont surtout extrêmement pénibles à voir car ils appuient le propos, déjà bien lourd, de la romance-jeune-cool-bobo-qui-fume-des-cigarettes-électroniques. Azuelos essaie de nous faire passer ces adultes pour des jeunes qui vivent une première romance et ce malgré le fait qu’ils restent quand même sérieux, un minimum adultes. Ils parlent comme des ados de maintenant, fument des cigarettes électroniques et vont au Pont des Art, bref, plus cliché, tu meurs. Si vous pensiez que c’était très gimauve, détrompez-vous! C’est pire que ça! Si vous n’aviez pas encore compris qu’on était dans une histoire d’amour, Azuelos vous le rappelle en écrivant « love » sur les robinets. Mignon ? Non. Pénible ? Oui.

 

Extrait de Une Rencontre de Lisa Azuelos (2014)
Extrait de Une Rencontre de Lisa Azuelos (2014)

 

C’est tellement foutraque et prévisible qu’on se demande ce que François Cluzet, qui nous a habitué à de bien meilleurs films que ça, est allé se fourrer dans cette daube. Et surtout, comment Sophie Marceau a-t-elle pu, après avoir déjà tenté l’expérience, se relancer dans une aventure pareille. ? Soyons honnête, ni l’un ni l’autre n’est mauvais, contrairement au film. Ont-ils été bernés ? Imaginaient-ils que le rendu serait différent ? Car, comme je le disais plus haut, l’idée de base n’est pas mauvaise. Cela aurait pu donner un bon résultat mais, malgré le travail fourni par le duo principal, cela ne fonctionne pas.

 

Trop de clichés tuent les clichés. Et visiblement, Lisa Azuelos n’assume pas trop le fait de les aimer car, comme pour se justifier, elle fait dire à Pierre dans le film « J’adore les clichés. Et bien pas de bol, moi pas.

 

Pour conclure, si le scénario aurait pu être une vraie bonne idée, elle s’est avérer donner un vrai mauvais film. Tant au niveau de l’écriture assez catastrophique que de la mise en scène et du montage laborieux, Une Rencontre est une vraie catastrophe dans laquelle se dépêtre péniblement le duo d’acteurs principaux composé de François Cluzet et Sophie Marceau. Il existe des bonnes comédies romantiques et, à côté, il existe les films mièvres et complètement ratés comme ce film extrêmement décevant.