On reeeeefait la carrière de

On reeeeefait la carrière de Ben Affleck

Probablement au sommet de sa carrière, Ben Affleck s’apprête à devenir l’un des favoris aux Awards 2013 avec sa dernière bombe, Argo. Rétrospective !

Will Hunting (1997)

Will Hunting

Aux côtés de son pote Matt Damon rencontré à Harvard, Ben Affleck co-scénarise ce bijou d’émotion qu’est Will Hunting. Une histoire singulière où Ben campe le frère du héros incarné par Matt Damon, lequel brillera dans ses face-à-face avec Robin Williams, oscarisé à l’occasion. Cette première réussite dans la jeune carrière de Ben Affleck se solde par un Oscar du meilleur scénario.

Shakespeare in Love (1998)

Shakespeare in Love

Jusqu’ici cantonné aux rôles mineurs (Méprises multiples ou Phantoms), Ben Affleck goûte de nouveau au casting cinq étoiles avec le Shakespeare in Love de John Madden. Cette romance histoire aura l’indécent honneur de glaner 7 Oscars sur 13 nominations. Ben Affleck, caché par les Judi Dench ou Colin Firth, se paie le rôle d’une grande vedette du théâtre elizabéthain, Edward Alleyn.

Pearl Harbor (2001)

Pearl Harbor

La carrière de Ben Affleck est alors confortablement installée dans un module « dent de scie ». En effet, il tourne dans des grosses productions telles qu’Armaggeddon, amuse la galerie avec l’ami Matt dans Dogma ou est capable du pire à l’image de Piège Fatal. Côté people, on le retrouve aux côtés de Gwyneth Paltrow, Jennifer Lopez ou encore Jennifer Garner. Ben Affleck, c’est un peu tout et rien à la fois. Dans l’épique et impressionnant Pearl Harbor de Michael Bay, c’est l’explosion face au grand public. Au milieu d’un triangle amoureux avec la pulpeuse Kate Beckinsale et la gueule d’ange Josh Hartnett, Ben Affleck fait déverser de nombreux torrents de larmes et devient surtout incontournable à Hollywood. Le pire est pourtant à venir.

Daredevil (2003)

Daredevil

Assumant son passé, Ben Affleck reconnaît volontiers aujourd’hui que Daredevil fût la grande erreur de sa carrière. Aux côtés de sa dulcinée rencontrée sur le tournage de Pearl Harbor, Jennifer Garner, Affleck va vivre les deux pires années de sa carrière. Daredevil est de loin le pire nanar de sa carrière, mais pour couronner le tout, les films qu’ils tournent sont des flops commerciaux (Famille à louer, Paycheck). Fatigué et honni par la critique, Affleck se retire temporairement pour bâtir tranquillement sa vie privée.

Gone Baby Gone (2007)

Gone Baby Gone

S’il se fait rare à l’écran, c’est pour s’adonner pleinement à la réalisation de son premier long métrage, Gony Baby Gone. Derrière la caméra, il dirige son frère Casey aux côtés de Michelle Monaghan, Amy Ryan ou encore Morgan Freeman dans un polar chiadé qui marque un tournant dans la carrière d’un Ben Affleck nouveau.

Jeux de Pouvoir (2009)

Jeux de Pouvoir

Le nouveau Ben Affleck choisit désormais bien mieux ses différents projets. S’il se retrouve à l’affiche de la comédie Ce que veulent les hommes, c’est dans le thriller politique Jeux de Pouvoir que Ben Affleck prouve qu’il est encore un grand acteur. Face à un Russell Crowe grimé en journaliste déterminé, Affleck joue un futur espoir de la politique américaine, membre du Congrès et mêlé à une lourde affaire qui risque d’ébranler les structures en place.

The Town (2010)

The Town

De retour sur la scène médiatique, papa-poule heureux, Ben Affleck se lâche et porte désormais la casquette de réalisateur-acteur avec The Town. Non content d’y briller et de reconquérir la critique, il révèle au passage le brio d’un certain Jeremy Renner.

The Company Men (2010)

The Company Men

Pour qui suit la carrière de Ben Affleck, il remarquera que sa montée en puissance rime avec engagement politique. Des idéaux qui se retrouvent déjà dans les choix de rôles mais également par la parole. En 2008, il soutient ouvertement Barack Obama et s’engage. Deux ans plus tard, il touche le public en incarnant tout ce que peut être le rêve américain brisé, un père de famille heureux se retrouvant soudainement au chômage. Le propos, loin de se focaliser sur un pathos de circonstance, réussit à émouvoir par son côté véridique et l’interprétation de ses acteurs (Costner, Lee Jones…).

Argo (2012)

Argo

Ben Affleck est assurément sur le retour. Il a fait ses preuves en tant que réalisateur et se montre tout aussi convaincant face caméra. Alors pourquoi ne pas allier les deux dans un film brillant autant par son écriture (à la fois cynique et engagée) que par l’interprétation de son acteur principal, Ben Affleck justement, jouant ici un spécialiste de l’exfiltration chargé de sauver six otages américains d’une mort certaine en pleine révolution iranienne en 1979. Argo est une sorte d’aboutissement dans la carrière d’un acteur, qui a retrouvé régularité et efficacité. Au point de rafler enfin l’Oscar suprême ?

Et vous, quel votre Ben Affleck favori ?