On reeeeefait la carrière de

On reeeeefait la carrière de : Joseph Gordon-Levitt

2012 sera, entre autre, l’année de Joseph Gordon-Levitt, tête d’affiche de Looper cette semaine avec Bruce Willis. Retour sur une étrange carrière.

 

Mysterious Skin (2004)

 

 

Acteur du petit écran, Joseph Gordon-Levitt aura mis 16 ans entre sa première apparition à l’âge de 7 ans devant la caméra, et sa révélation sous la direction d’un spécialiste pour ado en mal de reconnaissance, Gregg Araki. Dans Mysterious Skin, JGL (pour les intimes, et j’en suis) est un ado timide mais tombeur. Tout ce que l’acteur restera jusqu’à son explosion, huit ans plus tard.

 

Brick (2005)

 

 

Le grand écran est en train de lui tendre les bras et JGL garde les pieds sur terre. Il a bien raison et participe même à l’éclosion d’un petit prodige de la mise en scène, Rian Johnson. Dans un long métrage au budget ridiculement petit, il incarne Brendan Frye, un intello solitaire, amoureux transit qui se met en tête de retrouver son ex-petite amie disparue. JGL souffre, pour notre plus grand plaisir.

 

(500) Jours Ensemble (2009)

 

 

Après une première expérience de blockbuster (G.I. Joe dont on vous passera les détails), Gordon-Levitt dévoile une nouvelle facette, celui du jeune adulte sensible, transformé par une relation amoureuse pas comme les autres. Tu m’en diras tant Joseph, vivre une histoire sentimentale avec la sublime Zooey Deschanel, on ne peut en ressortir indemne. 500 Jours Ensemble devient une romcom indispensable, Joseph Gordon-Levitt fait remonter les actions Kleenex et le grand public commence à l’adopter.

 

Inception (2010)

 

 

Sa filmographie – voir sériographie – prouve une chose : Joseph Gordon-Levitt excelle dans le thriller SF. Pas surprenant de le retrouver dans le hit de l’année 2010, réalisé par un autre prodige, Christopher Nolan. Bien que dans un rôle secondaire, JGL confirme qu’il peut tirer son épingle du jeu dans un casting cinq étoiles autour de Leonardo DiCaprio, Ellen Page, Marion Cotillard ou Tom Hardy. Plus rien ne peut l’arrêter…

 

50/50 (2011)

 

Courtisé, Joseph Gordon-Levitt n’oublie pas ses premiers amours : la comédie. Aux côtes de Seth Rogen, il crève l’écran en cancéreux sans pour autant tomber dans le pathos larmoyant de circonstance. Le film passe quelque peu inaperçu, Gordon-Levitt n’est pas encore assez bankable pour faire augmenter le parc d’écran de ses petites productions à l’étranger. Reculer pour mieux sauter.

 

The Dark Knight Rises (2012)

 

C’est en alter ego du Chevalier Noir que l’on retrouve JGL, de nouveau contacté par Nolan. Dans ce tentpole chargé de conclure une trilogie historique, Gordon-Levitt hérite du rôle le plus intéressant, celui John Blake (aka Robin, on peut le dire sans risquer le lynchage en place publique), celui de la surprise dans un film qui ne comporte que très peu d’intérêt comparé à la puissance dévastatrice de The Dark Knight.

 

Looper (2012)

 

 

Valeur sûre, Joseph Gordon-Levitt fait de nouveau équipe avec Rian Johnson pour tenir le rôle principal du film SF Looper. Dans un récit relativement prévisible, l’acteur réussit le challenge de tenir la palabre à Bruce Willis, comme un passage de témoin. Il est une nouvelle fois solitaire mais brille par la maîtrise de son jeu et l’assurance physique dégagée. A ceux qui pouvaient en douter, il faudra désormais compter sur cet homme au visage encore juvénile, dont la patience est en train de porter ses fruits vu le virage entamé par sa carrière. Prochaine étape, chez le maître Spielberg dans la fresque historique dédié au Président Lincoln.