On reeeeefait la carrière de

On reeeeefait la carrière de Niels Arestrup

A l’affiche de Diplomatie (sortie le 05 mars 2014), l’acteur français d’origine danoise vient de recevoir pour la troisième fois le César du Meilleur acteur dans un second rôle pour sa prestation dans Quai d’Orsay de Bertrand Tavernier. Retour sur ses rôles les plus marquants.

Niels Arestrup débute au théâtre avant de se lancer dans le cinéma en 1973 avec un rôle dans Miss O’Gynie et les hommes fleurs de Samy Pavel. Il enchaînera par la suite les second rôles antipathiques et ambigus qui le suivront jusqu’à aujourd’hui. En 2002 il incarne Richard, le mari de Judith Godrèche dans le drame Parlez-moi d’amour, premier film réalisé par Sophie Marceau.

De battre mon coeur s’est arrêté (2005)

C’est en 2005 qu’il trouve un de ses rôles les plus importants en incarnant le père de Romain Duris dans De battre mon coeur s’est arrêté de Jacques Audiard. Il recevra, grâce à ce personnage d’agent immobilier véreux, son premier César du Meilleur acteur dans un second rôle.

Niels Arestrup et Romain Duris
Niels Arestrup et Romain Duris

Le Candidat (2006)

Parallèlement à sa carrière d’acteur il passe derrière la caméra en 2006 et dirige Yvan Attal dans le drame politique Le Candidat. Son passé de comédien de théâtre se ressent dans son choix d’acteurs puisqu’on y retrouve trois pensionnaires de la Comédie-Française (Clotilde de Bayser, Guillaume Gallienne et Thierry Hancisse) ainsi que Maurice Bénichou qui l’a dirigé dans Dom Juan et Les Trois soeurs dans les années 80.

Le candidat - Yvan Attal et Niels Arestrup
Le candidat – Yvan Attal et Niels Arestrup

Un prophète (2009)

Trois ans plus tard, il terrifie Tahar Rahim en incarnant un parrain de la pègre corse dans Un prophète du même Jacques Audiard. Son physique imposant et son jeu glacial lui permettent de décrocher son deuxième César de Meilleur acteur dans un second rôle en 2010. Le film sera par ailleurs auréolé de succès avec 9 Césars, le Grand Prix au Festival de Cannes 2009 et une nomination dans la catégorie Meilleur film étranger aux Oscars 2010.

Extrait de "Un prophète" de Jacques Audiard
Extrait de « Un prophète » de Jacques Audiard

L’Homme qui voulait vivre sa vie (2010)

Il retrouve Romain Duris en 2010 dans L’Homme qui voulait vivre sa vie, drame sur le questionnement identitaire réalisé par Eric Lartigau. Ce qui lui vaut une nouvelle nomination comme Meilleur second rôle aux Césars. La récompense ira cependant à Michael Lonsdale, moine Cistercien dans Des hommes et des dieux (Xavier Beauvois).

Extrait de "L'homme qui voulait vivre sa vie"
Extrait de « L’homme qui voulait vivre sa vie »

Tu seras mon fils (2011)

Son personnage de père déçu par un fils qu’il juge indigne de lui dans Tu seras mon fils (2011) confirme une fois de plus son goût pour les rôles ambigus. Dans ce drame de Gilles Legrand, le propriétaire d’un prestigieux vignoble à Saint Emilion ne peut supporter l’idée que Martin, son incapable de fils reprenne un jour le domaine. Il met alors tous ses espoirs dans le fils de son régisseur, plus charismatique et talentueux.

"Tu seras mon fils" - Niels Arestrup et Lorànt Deutsch
« Tu seras mon fils » – Niels Arestrup et Lorànt Deutsch

Quai d’Orsay (2013)

Bertrand Tavernier lui permet de laisser de côté ses rôles durs en lui proposant de camper un directeur de cabinet calme et intelligent dans son dernier film Quai d’Orsay, adaptation de la bande dessinée créée par Christophe Blain et Abel Lanzac. Ce personnage plus léger lui permet de décrocher son troisième trophée aux Césars 2014. Niels Arestrup remerciera Bertrand Tavernier de lui avoir donné l’occasion d’exprimer son potentiel comique.

Extrait de "Quai d'Orsay"
Extrait de « Quai d’Orsay »

Abonné et récompensé pour ses second rôles sombres, Niels Arestrup  a démontré qu’il pouvait aussi interpréter des rôles plus légers. Son personnage de directeur de cabinet dans le dernier film de Bertrand Tavernier « Quai d’Orsay » lui a permis de décrocher son troisième César, la preuve d’un talent reconnu.