Critiques de films, On reeeeefait la carrière de

Rétro – Le meilleur du pire au cinéma en 2011

C’est aussi complexe à faire qu’un classement du meilleur de l’année, mais c’est en revanche bien plus fun. Le flop 20 a laissé place au meilleur du pire de l’année 2011, pour la bonne raison qu’un flop 20 serait plutôt un classement des films qui ont le moins marché. Ils peuvent avoir en commun le fait d’être de bon navet, mais ceci n’étant pas toujours le cas…

 

1

Le Voyage de Gulliver / Rob Letterman / Etats-Unis / Février

 

Il est fort probable que dans votre enfance vous ayez croisé Gulliver et ses fameuses aventures. Un mythe. Mais un certain bonheur dans ce genre d’histoire où le héros a une taille de géants par rapport aux Lilliputiens. Une utopie d’un monde réel où le plus gros viendrait en aide aux démunis mais sincères hommes, aussi petits et bizarres soient-ils. Rien de tout cela n’est dans ce gros navet taille géant –justement- où Jack Black est au sommet de sa nullité.

 

Le Voyage de Gulliver
Le Voyage de Gulliver

 

2

Les Aventures de Philibert, Capitaine puceau / Sylvain Fusée / France / Avril

 

Il fallait le titre en entier pour saluer ce pastiche du héros de cape et d’épée. Des gags d’une nullité affligeante et un film qui se complaît dans sa pauvreté scénaristique, avec un Jérémie Rénier au top du top ! Philibert peut au moins se targuer d’une chose : il est le roi du flop, avec 12 millions d’euros de budget, 300 salles et seulement 59 600 entrées. Bam !

 

Les Aventures de Philibert, Capitaine puceau
Les Aventures de Philibert, Capitaine puceau

 

3

Chez Gino / Samuel Benchetrit / France / Mars

 

Quand José Garcia –déjà excellent dans Le Mac– doit prouver à son père qu’il est le parrain des pizzérias bruxelloises afin de toucher son héritage, on rit jaune. Une comédie qui s’est complètement ratée dans son exercice, jamais drôle, jamais intéressante, et en prime mal jouée.

 

Chez Gino
Chez Gino

 

4

La Locataire / Antti Jokinen / Etats-Unis / Juillet

 

Hilary Swank est une comédienne en dent de scie, acceptant un peu tout et n’importe quoi en termes de scénario. Et là-dessus, elle est régulière. Autant elle arrive à rendre Conviction larmoyant, avec brio, autant pour La Locataire elle s’enfonce dans un film qui scénaristiquement est bien creux, visuellement pas intéressant. Il n’y a donc qu’un concierge qui a convaincu au cinéma cette année, c’est Luis Tosar dans Malveillance.

 

La Locataire
La Locataire

 

5

Toi, moi, les autres / Audrey Estrougo / France / Février

 

Une comédie musicale avec un casting des plus déplorables, d’une niaiserie sans nom, avec Leïla Bekhti, notre chère actrice, César du meilleur espoir féminin 2011 (et du décolleté qui ne tient pas en place).

 

Toi, moi, les autres
Toi, moi, les autres

 

6

Forces Spéciales / Stéphane Rybojad / France / Novembre

 

Le casting a beau être glamour (de Benoît Magimel à Raphaël Personnaz), un sujet hautement dangereux, le Forces Spéciales de Stéphane Rybojad s’est violemment écrasé au sol. Il fût l’un des rares films à obtenir l’unanimité des critiques. Si bien que son réalisateur en a appelé à la bienveillance des défenseurs de l’armée du public.

 

7

Au bistro du coin / Charles Nemes / France / Mars

Le théâtre au cinéma avec des acteurs la nouvelle génération (Fred Testot, Vincent Desagnant, Frédérique Bel), et voici un vaudeville sans intérêt, jamais risible et d’une ennui soporifique.

 

8

Les Trois Mousquetaires / Paul W.S Anderson / Etats-Unis / Octobre

 

La France et son patrimoine culturel (plus précisément littéraire ici), c’est un secteur sensible. Et quand un réalisateur –spécialiste de l’adaptation du jeu vidéo au cinéma- s’en occupe, c’est une insulte à Alexandre Dumas et à son œuvre. Des dirigeables qui volent, des acteurs qui en font des tonnes, une histoire réécrite et j’en passe. Rien à retirer de cette ignominie.

 

9

Green Lantern /Martin Campbell / Etats-Unis / Août

 

Le super-héros était en petit forme cette année. Si Thor et Captain America peinent à convaincre et à mettre d’accord, Green Lantern obtient la Palme de la nullité dans un film surfait, qui fait mal au crâne. Pauvre Ryan Reynolds.

 

10

On ne choisit pas sa famille / Christian Clavier / France / Novembre

 

Un humour aussi graisseux qu’un Big-Mac dégoulinant de sauce périmée. Christian Clavier a-t-il sorti le meilleur de son humour pataud ?

 

11

Shark 3D / David R. Ellis / Etats-Unis / Septembre

 

Les Dents de la mer peut rester tranquille, ce n’est pas demain que le film se fera détrôner par un autre aussi bien maîtrisé. D’ailleurs Shark n’est qu’un pur cliché dégueulasse, avec un scénario à dormir debout.

 

12

Apollo 18 / Gonzallo Lopez-Gallego / Etats-Unis – Canada / Octobre

 

Le mythe des explorations sur la Lune ressurgit avec cette fameuse mission secrète Apollo 18, qui n’a jamais eu lieu selon les autorités. Voici un film qui vous prouve très habilement le contraire.

 

13

Le Marquis / Dominique Farrugia / France / Février

 

L’humoriste Franck Dubosc est aussi présent sur scène (où il excelle) que devant la caméra. On se dit assez souvent qu’il devrait rester sur la première impression

 

14

Halal Police d’Etat / Rachid Dhibou / France / Février

 

Le duo Eric & Ramzy a prouvé en 2011 qu’ils étaient plus efficaces chacun de leurs côtés. Du coup, quant ils sont ensemble, on s’ennuie ferme et on rit nerveusement.

 

15

Identité Secrète / John Singleton / Etats-Unis / Septembre

 

On y a cru mais Taylor Lautner voit son personnage de loup-garou dans Twilight lui coller à la peau. Et ce n’est pas  ce film d’action initiatique qui change la donne.

 

16

Le Dilemme / Ron Howard / Etats-Unis / Mai

 

Sur le papier, cette comédie sentait bon le vaudeville et le quiproquo de qualité. Au final, même Vince Vaughn n’arrive pas à nous faire, ni à nous toucher.

 

17

La Croisière / Pascale Pouzadoux / France / Avril

 

Si Bienvenue à bord à réussi à nous faire sourire -dans une moindre mesure- notamment grâce à un Dubosc dans un rôle à contre-emploi, ce n’est pas le cas de La Croisière qui enchaîne les quiproquos sans saveurs, et profite des talents de transformations d’Antoine Duléry. Là encore sans intérêt.

 

18

Dream House / Jim Sheridan / Etats-Unis / Octobre

 

Qu’est-ce qui peut bien pousser un réalisateur aussi respectable à se fourvoyer dans une histoire sans queue, ni tête ? La réponse aussi mystérieuse que ce film de genre totalement raté malgré un casting alléchant (Daniel Craig, Naomi Watts, Rachel Weisz).

 

19

Mais comment font les femmes / Douglas McGrath / Etats-Unis / Septembre

 

La sensibilité masculine encore une fois. Ou comment ne jamais se sentir concerné par un film qui déroule des clichés dans une histoire foutraquement convenue.

 

20

Essential Killing / Jerzy Skolimowski / Pologne – Irlande – France / Avril

 

Parfois des réalisateurs sacralisés après plusieurs décennies de carrières, intouchables semblent-ils, arrivent à nous décevoir. Manoel de Oliveira est un récurrent du genre d’ailleurs. Le « grand » Jerzy m’a lui aussi profondément ennuyé dans Essential Killing, film-concept difficile à avaler.

 

 

Ont échoué au pied de ce grand top une pléiade de films tels que Last Night (Massy Tadjedin), Justin Bieber Never Say Never (Jon Chu), Hors Satan (Bruno Dumont), Love and Bruishes (Lou Ye), Numéro 4 (DJ Caruso), Morning Glory (Roger Michell), Low Cost (Maurice Barthélémy), La Nouvelle guerre des boutons (Christophe Barratier), Rhum Express (Bruce Robinson) ou bien Les Immortels (Tarsem Singh).