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Séance Mauvais Genre : Outpost Black Sun (2012)

Rien à faire un soir de pluie ? Peut-être que des nazis revenus d’entre les mors sauront vous convaincre dans la suite de l’horrifique Outpost.

 

Affiche du film Outpost Black Sun (2012)
Affiche du film Outpost Black Sun (2012)

 

 

1945. Fin de la 2nde Guerre Mondiale, Klausener, un scientifique allemand, développe une nouvelle technologie terrifiante qui a le pouvoir de créer une armée de Nazis immortels. Retour au présent, une force de l’OTAN est déployée en Europe de l’Est où un ennemi cruel massacre sans pitié chaque personne qu’il trouve sur son passage. Helena, détective qui travaille sur le dossier du célèbre criminel de guerre Klausener, découvre que c’est l’armée indestructible de zombies nazis qui est à l’origine de ces massacres. Avec l’aide de Wallace, un homme qui a passé des années à traquer les secrets des Nazis, ils vont s’associer à une équipe des forces spéciales pour vaincre l’ennemi au-delà de ses limites. Leur mission : détruire définitivement cette armée diabolique et empêcher l’arrivée menaçante d’un 4ème Reich…

 

 

 

Hasard du direct-to-video, les amateurs de cinéma de genre découvre en 2008 Outpost, un thriller horrifique déconseillé aux claustrophobes. Signé Steve Barker, ce film d’horreur aux giclures d’hémoglobine faciles raconte comment un groupe de mercenaires se retrouve pris au piège d’un fortin de guerre où ces derniers se rendent compte qu’ils sont loin d’être seuls. Entre fantasme d’un nouveau Reich fruit des savants travaux scientifiques instigués par les nazis durant l’ère hithlerienne et gros film de série B « wha da fuck », Outpost propose un scénario guindé où la seule originalité est de faire la connaissance de soldats nazis pas franchement accueillants. De l’horreur qui vire dans le quasi huis clos où cadres intéressants et photographies se font un plaisir d’évoluer. L’intérêt reste mineur mais la tentative n’est pas vaine.

 

Extrait du film Outpost Black Sun (2012)
Extrait du film Outpost Black Sun (2012)

 

Quatre plus tard, Steve Barker continue la chasse aux nazis aux côtés des belles gueules Richard Coyle (vu dans W/E cette année) et Catherine Steadman (Des saumons dans le désert). L’intrigue semble captiver jusqu’au moment où nos deux héros croisent une mission de l’ONU en pleine zone noire. Steve Barker ne peut alors s’empêcher de reprendre le même arc narratif que le premier opus et peine à interpeller notre regard, ne serait-ce sur cette jeune détective bien déterminée à éliminer l’éminent scientifique allemand. Le scénario souffre de son trop-plein de lisibilité et d’un discours mille fois vus ailleurs. Outpost Black Sun frise le ridicule là où ne l’attendait pas. Des soldats de l’ONU aux pratiques borderline ou encore une espèce de sorcière hantant le fameux bunker où se déroule la seconde partie du film, le mot risible supplante le frisson que laissait entrevoir le décor. Les effets spéciaux demeurent grotesques alors que Barker tente de jouer les funambules et s’époumone dans le but de donner à Outpost Black Sun l’once d’intérêt physique que le spectateur est sensé lui accorder, notamment en ce qui concerne le maquillage. 3 millions de budget pour un direct-to-video brimbalant, c’est quelque part se jeter dans la gueule du loup.

 

Moins nerveux et jouissif, Outpost Black Sun appelle tout naturellement un troisième opus qui se voudrait être plus global. Finalement, le seul à nous avoir captivé cette année à l’aide de nazis, c’est bien Timo Vuorensola avec son délirant mais irrégulier Iron Sky.

 

La note : 8 / 20

 

Dans ses éditions DVD / BR, Outpost Black Sun offre en bonus un making-of ainsi que des bandes-annonces.

 

Outpost Black Sun est disponible depuis le 2 novembre en DVD (14,99 €) et Blu Ray (19,99 €)

 

Pour les internautes désireux de voir la chose sans verser le moindre euro, voici le film complet :