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Test DVD : Final Storm, de Uwe Boll

En mêlant cinéma de genre au film catastrophe classique, le très contesté Uwe Boll croit réussir un tour de force, en postulant à raconter l’Apocalypse d’une façon différente. A-t-il réussi ?

 

Affiche du film Final Storm, de Uwe Boll
Affiche du film Final Storm, de Uwe Boll

Un déluge sans précédent s’abat depuis des jours sur les Etats-Unis : rivières en furie, ponts qui s’effondrent, tornades… les images télévisées sont apocalyptiques. Coupés du monde dans leur ferme au milieu des champs, les Grady assistent à de mystérieux événements : leurs voisins ont tous disparu, les animaux meurent les uns après les autres et la nourriture se fait de plus en plus rare. Y-a-t il d’autres survivants ? Alors que la panique les gagne, ils retrouvent dans leur salon un inconnu en état de choc. Lui seul a vu ce qu’il s’est passé…

 

 

Final Storm a tout du schéma classique du film catastrophe. Le film débute ainsi sur un enchaînement de vidéos provenant de journaux télévisés, sous tous les formats possibles, de la caméra personnelle à celle de reportage classique, en passant par la vidéosurveillance. On nous présente ensuite la famille, une femme et son mari, avec un enfant, Graham. Une famille perdue au fin fond de la cambrousse américaine, loin de la civilisation (le mari dit connaitre tout le monde à 60 km à la ronde). Durant cette première demi-heure de mise en situation, bourrée de longueurs afin de faire patienter le spectateur, Uwe Boll (qui scénarise et réalise) aligne les dialogues d’une platitude presque digne d’un téléfilm catastrophe. A la différence que le téléfilm a déjà à ce stade un peu plus de rythme. On enquille les faux-raccords : 5 jours de pluie battante non stop, et lorsque celle-ci s’arrête, presque aucune flaque d’eau. Alors Uwe Boll tente de donner une identité physique à son film, il insère un brin d’épouvante stressante, entre l’apparition de ce mystérieux homme, l’installation de la brume (pour jouer sur l’inquiétude), ou encore une façon de filmer la maison tel un Hitchcock dans Psychose –mais en moins flippant, comprenez bien.  Il va même jusqu’à griser les visages du désormais quatuor lorsque ces derniers découvrent leur ville déserte.
Si mystère il y a –faussement entretenu-, l’ensemble est d’une platitude quasiment affligeante. Peu de mouvements, des dialogues qui tournent en rond autant que l’action. La première heure aurait fait dix minutes que personne n’aurait trouvé à redire. Le problème est qu’on s’éternise sur du détail, des répétitions, preuve d’un scénario assez creux et qui n’a pas grand-chose à raconter. On comprend assez aisément que cet homme mystérieux, si tranquille soit-il, est en train de précipiter la famille dans la panique, le désordre, et la mésentente. Habitué aux adaptations de jeux vidéos (House of the dead, Alone in the Dark), Uwe Boll est un « cinéaste » qui de la gueule –à défaut d’avoir de réels talents- et qui ne recule jamais devant son sujet. Dans un Final Storm minimaliste au possible, il essaye dans un dernier soubresaut d’y insérer un propos religieux, avec en prime une petite intrigue qui se développe bien tardivement, et peine, par conséquent, à nous captiver. Mais là encore, tout traîne en longueur et reste férocement prévisible. Et ce ne sont pas non plus les formes généreuses et probablement botoxées de Lauren Holly qui feront la décision.

 

Extrait de Final Storm (2012)
Extrait de Final Storm (2012)

 

Informations sur le DVD

 

Contenu du DVD

 

– Trois bandes annonces promotionnelles (Spitfire, Star Cruiser et Born to Race)

– Le film Final Storm

 

Spécificités techniques

 

Couleur – Sous-titres : Français – VF et VOST DTS et DD 5.1 – Format 1.85 – 16/9 Compatible 4/3 – 1.78 – Durée : 1h32

 

DVD disponible dès le 11 janvier aux prix de 19.99 € (pour l’édition DVD) et 24.99 € (pour le blu-ray)